Il y a deux ans de cela, je suis tombée « par hasard » sur une critique de livre qui a éveillé tout mon intérêt. L’article se faisait l’écho du livre  « les 5 regrets des personnes en fin de vie » écrit par l’infirmière australienne Bronnie Ware*.

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas lu ce livre et certains commentaires sur internet évoquent le côté trop autobiographique dont l’ouvrage semble paré. Cependant, la démarche de l’auteur et sa capacité à clarifier pour nous les 5 regrets les plus fréquemment exprimés à l’approche de la mort me paraissent à la fois essentiels et bénéfiques.

C’est alors qu’elle travaillait en soins palliatifs depuis plusieurs années que Bronnie Ware a eu l’idée de créer un blog (qui donna ensuite naissance à un livre) dans lequel elle faisait part de son expérience auprès des personnes en fin de vie et surtout des enseignements qu’on pouvait tous tirer de leurs témoignages. En effet, de ceux-ci se dégageaient 5 regrets, communément ressentis, que je vous laisse découvrir :

  1. Le regret de ne pas avoir eu le courage de vivre ma vie mais plutôt celle que les autres voyaient pour moi.
  2. Le regret d’avoir trop travaillé.
  3. Le regret de ne pas avoir plus exprimé mes sentiments.
  4. Le regret de ne pas être resté en contact avec mes amis.
  5. Le regret de ne pas m’être autorisé à être plus heureux.

Certaines voix se sont élevées en disant qu’on ne pouvait pas accorder trop de sérieux à des propos venant de personnes vieillissantes, et donc diminuées. Ah bon? La concordance des regrets nous laisse plutôt deviner une réelle lucidité face à l’inéluctable. Quel que soit notre opinion, il me semble que nous pouvons tous tirer un peu de lumière de la découverte de ces regrets, ne serait-ce que par le questionnement qu’ils suscitent.

Ils ont le méritent, en tous cas, de nous inviter à une contemplation sur le sens de la vie. Ils nous incitent aussi à identifier où se situe notre curseur sur chacun des domaines mentionnés.

Pour ma part, je trouve que ce travail de synthèse sur les 5 regrets qu’éprouvent les personnes en fin de vie constitue un enseignement fort, en fait, un véritable trésor.

Libre à chacun de méditer ces regrets pour faire en sorte que nous n’ayons pas à les éprouver au seuil du départ. Et de balayer ces peurs qui nous empêchent d’être vraiment nous.

Finalement, Bronnie Ware nous présente la recette vers la voie du bonheur et de la réalisation de soi, rien que ça.

Isabelle Calkins.

 

(*): « The 5 regrets of the dying » par Bronnie Ware, publié en anglais courant été 2011 et sorti en France aux éditions Guy Trédaniel (en juin 2013).